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Photo d'archives

Palais de justice

Un joliettain de 36 ans été formellement accusé en lien avec l’accident qui a fait un blessé en début d’avant-midi, le 18 juin, à Lavaltrie.

Yannick St-Onge a brièvement comparu en milieu d’après-midi (19 juin) au palais de justice de Joliette pour faire face à trois chefs d’accusation.

Il s’agit de conduite dangereuse ayant causé des lésions corporelles, de fuite et d’agression armée avec son véhicule.

L’accusé n’a démontré aucune émotion lors de sa brève comparution devant le juge Normand Bonin. La Couronne s’est objectée à la remise en liberté du joliettain qui reviendra en cour jeudi pour son enquête caution.

Intoxiqué

Rappelons que l’accident pour lequel l’accusé a été arrêté a eu lieu vers 9h du matin, le 18 juin, sur la rue Arcand.

La victime, un employé de la municipalité, s'affairait à des travaux sur cette rue lorsqu’elle a été happée par un véhicule.

Le suspect avait pris la fuite et avait abandonné son véhicule sur la rue de la plage, pour être par la suite rattrapé par des citoyens. Au moment de son arrestation, il était intoxiqué par la drogue.

Pour ce qui est de la victime, un homme dans la quarantaine, il semble que les blessures soient beaucoup moins graves qu’anticipées au départ. En effet, il aurait déjà obtenu son congé de l’hôpital.

 

Photo courtoisie

Palais de justice

Cinq individus arrêtés en novembre 2018, en lien avec le démantèlement d'un important laboratoire de production de métamphétamine dans les régions de Laval et de Lanaudière, subiront leur enquête préliminaire à l’automne prochain.

Tommy Charrette, 25 ans, de Sainte-Mélanie, Pierre-Olivier Clément, 35 ans, de Saint-Jean-de-Matha,  Steven Arthur Gaglia, 29 ans, de Laval, Pierre-Luc Savoie, 36 ans, de Saint-Félix-de-Valois, et Steven Sideris, 25 ans, de Laval, étaient de retour au palais de justice de Joliette pour la suite des procédures, le 18 juin.

La Couronne et la Défense ont convenu, devant le juge Normand Bonin, de fixer l’enquête préliminaire d’une durée de deux jours, les 29 et 30 octobre prochain. Une conférence préparatoire sera tenue le 5 septembre afin d’accélérer cette procédure.

Le procureur du DPCP dans ce dossier, Me Marc-André Ledoux prévoit faire entendre entre cinq et 10 témoins.

Les accusés font face à des accusations de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic, de trafic de stupéfiants et de complot.  Gaglia doit répondre à deux chefs d’accusation, Charrette et Sideras à trois, Savoie à cinq alors que Clément en a sept. 

Méthamphétamine et cocaïne

L’enquête débutée en mars 2018 tend à démontrer que ces individus approvisionnaient en drogue plusieurs organisations criminelles. Les policiers de L’ENRCO (Escouade nationale de répression contre le crime organisé) avaient effectué des perquisitions, en mai dernier, dans neuf lieux dont un site de fabrication et d’encapsulage de comprimés de méthamphétamine situé la rue Loup-Garou à Chertsey.  Les autres endroits visés étaient situés à Sainte-Béatrix, Saint-Félix de Valois, Saint-Charles-Borromée et Laval.

Les policiers avaient saisi :

- plus de 1,7 million de comprimés de méthamphétamine

- près de 4 kg de cocaïne

- près de 114 kg de méthamphétamine pure permettant de produire entre 20 000 et 25 000 comprimés par kilogramme

- 186 000 $

- 4 presses à comprimés de 16 poinçons

- 1000 poinçons avec 40 logos différents

- un pistolet à impulsion électrique

- une arme à feu

«L'enquête tend à démontrer que les installations permettaient de fabriquer jusqu’à plus de 600 000 comprimés de méthamphétamines par semaine », avait expliqué le sergent Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec.

En matinée, le 25 mai 2018, les policiers s’étaient présentés du côté de Sainte-Béatrix, pour effectuer une perquisition dans un club de golf désaffecté qui a été transformé en resto-bar.

Une cinquantaine de policiers avaient pris part à cette opération dont un maître-chien, des techniciens en scènes en crime et des policiers en véhicules tout-terrain.

Pierre-Olivier Clément et Pierre-Luc Savoie sont détenus en attendant leur procès alors que les trois autres ont obtenu un cautionnement.

Photo Guy Latour

Palais de justice

Le 30 juin prochain sera une date très spéciale pour l’avocat criminaliste Me Michel Leclerc.

Il prendra en effet sa retraite après 30 ans au bureau de l’Aide Juridique (AJ) de Joliette. « Je me suis toujours dit qu’à 60 ans, je voulais commencer à profiter de la vie un peu. Je ne veux pas faire comme deux anciens collègues de golf, Robert Lacoste et Robert Beaulieu, décédés à 59 et 61 ans, et qui n’ont pas pu passer du bon temps », a t-il souligné en entrevue exclusive au Lanauweb.

Sa retraite de l’Aide juridique ne signifie pas pour autant sa retraite comme avocat. Dès le 2 juillet prochain, il travaillera à mi-temps en pratique privée. Il gardera la majorité des dossiers qu’il avait commencé à représenter alors qu’il était à l’AJ.

« Depuis mon tout jeune âge, j’aime argumenter et la joute oratoire. Le droit me permet d’avoir de bons arguments. Je suis quelqu’un qui déteste l’injustice et j’aime bien la combattre », a-t-il ajouté.

Reçu membre du Barreau du Québec en 1985, Me Michel Leclerc a commencé sa carrière au cabinet Trudel, Roy et Laporte de Joliette en droit  civil et commercial. Durant les vacances d’un collègue, il a été appelé à faire des dossiers de la GRC.

« Ma cause la plus marquante fût un procès devant le défunt juge André Joly pour une histoire de trafic de stupéfiants. Il a duré 11 jours et l’accusé avait été reconnu coupable et condamné à de la prison.  L’avocat de la défense était le réputé Me Léo-René Maranda, qui cumulait 31 ans d’expérience. Il avait déposé quatre requêtes sur la charte durant le procès», s’est-t-il remémoré.

700 dossiers

C’est en 1990 qu’un poste permanent en droit criminel s’est ouvert à l’AJ. Me Leclerc a appliqué et il a été sélectionné. Sa transition s’est faite assez facilement.

Au début, il faisait équipe avec Diane Roux, aujourd’hui juge à la Chambre de la jeunesse à Saint-Jérôme. Lors de la réforme en 1997, jusqu’en 2008, il était le seul avocat criminaliste de l’AJ avec plus de 700 dossiers à traiter annuellement

« J’ai toujours vu ça comme une pièce de théâtre. Il y a un procureur de la Couronne et un à la Défense. Leur rôle se ressemble énormément. Il  y a beaucoup de négociation. 90% des dossiers se règlent sans qu’il y ait de procès », a précisé Me Michel Leclerc.

Au cours de sa carrière à l’AJ, il n’a jamais fait de procès devant jury. Son dossier le plus marquant fût certes celui de Jocelyn Beaulieu. « À la suite d’une collision frontale, mon client avais été accusé de trois chefs de meurtre prémédité. Durant les procédures, j’ai déposé une requête Nixon  car il y avait eu une entente avec la Couronne, mais celle-ci avait été bloquée par les supérieurs du Directeur des Poursuites Criminelles et Pénales (DPCP). Un juge de la Cour supérieure m’avait donné raison et il y avait finalement eu plaidoyer de culpabilité à trois chefs d’homicide involontaire », d’expliquer l’avocat.

D’ailleurs, il dénonce le manque d’autonomie des procureurs du DPCP. « Ils ne peuvent poser certains gestes car ils doivent souvent demander l’autorisation de leurs supérieurs, en plus de suivre plusieurs directives. De nouvelles directives ont été données à la fin de 2018 afin de donner plus d’autonomie aux procureurs de la Couronne. Mais on attend encore les effets de ça », a mentionné Me Leclerc.

Parmi les autres dossiers importants, il y a eu ceux d’Éric Branchaud (acquitté d’homicide involontaire), Sylvain Guidi (non criminellement responsable des meurtres de ses parents) et d’une mère qui a tenté d’empoisonner ses enfants dont un qui était autiste à Sainte-Julienne (elle avait écopé d’une peine symbolique d’une journée de prison).

La pratique du droit criminel s’est aussi raffinée au fil des années. « Il y a eu plus de preuve scientifique qu’auparavant. Les moyens de défense sont plus difficiles dans le cas d’agression sexuelle ou d’alcool au volant », a souligné l’avocat d’expérience.

« Mon travail est de prêter mon savoir dans le respect des règles. Parfois, j’ai pu froisser des collègues et surprendre des juges mais je ne me suis jamais arrêté à la popularité de mes arguments », a conclu Me Michel Leclerc qui n’exclut de prononcer à nouveau des conférences lui qui en a fait une quinzaine en carrière dont neuf lors des congrès de l’Association Québécoise des Avocats et des Avocates de la Défense.